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29/04/2006

Brève de marie thérèse (9)

Celles là, c'est juste pour remercier et rendre hommage à toutes les infirmères de la maternité, parce qu'on va dire pour être politiquement correct que le public qui fréquente cette maternité est pas facile, et qu'elles m'ont épatée par leur humour et leur capacité à rester zen !

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- [à une hindoue qui avait un très beau sourire] ça va, ça se passe bien ?
- [grand sourire extraordinaire] oui oui
- bon, la semaine dernière, on a vérifié ça et ça, cette semaine on va revérifier, d'accord ?
- [grand sourire extraordinaire] oui oui
- vous comprenez bien ce que ça veut dire, blah blah blah ... blah blah .... blah blah ... blah blah blah blah blah ! c'est clair pour vous ?
- [grand sourire extraordinaire] oui oui
- bon, on y va alors ?
- [grand sourire extraordinaire] oui oui
- Vous me sortez les résultats de la semaine dernière maintenant ?
- [grand sourire extraordinaire] oui oui
- vous me le donnez ?
- [grand sourire extraordinaire] oui oui
- vous comprenez pas le français ... Elle est où la traductrice !
- [grand sourire extraordinaire] oui oui

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[à une boite aux lettres (ahemmm ... mais si vous savez, celles qui sont tellement voilées qu'il reste juste une fente, comme une boite aux lettres quoi) qui défroissait un peu sa 4ème épaisseur de robe avant de passer faire une échographie, juste après un test pour écouter le coeur du bébé] Hey, vous rhabillez pas trop non plus, hein.

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[à moi] non, franchement, vous êtes pas douillette ! Vous pouvez pas dire ça ! Si tout le monde était douillet comme vous, ça irait ! [menteuses !]

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[à la super pénible dont j'ai dû partager la chambre 2 jours (une qui se plaignait nuit et jour, de tout), alors qu'elle demandait pour la 150ème fois de la journée QUAND elle allait ENFIN pouvoir avoir une chambre seule (ouah je suis désagréable comme voisine de chambre mais quand même, j'ai pas vomi dans sa cuvette à elle, c'est pas comme la cousine de Kosta... ah je vous en ai déjà parlé ?)] Si vraiment vous voulez plus rester dans cette chambre, on peut voir hein ... y a tellement de naissance aujourd'hui qu'il y a une dame qui vient d'accoucher et qui est dans le couloir sur un brancard. On vous échange de place avec elle immédiatement si vous voulez, hein.

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[à moi, en parlant de la super pénible qui passait les nuits à geindre, pendant qu'elle geignait/dormait] Gnnnn gnnn gnnn gnnn !! ben dites donc !! au moins pendant ce temps là elle râle pas ...

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 bon hop, plus de brèves pendant quelques jours.

28/04/2006

Brève de marie thérèse (8)

Juste une dernière, un peu crade, mais autant finir en beauté, hihihi.

Je sens que je vais pas tarder à me retrouver mal, et je veux pas non plus rester à quatre pattes devant les toilettes pendant une heure (d'abord je peux pas, jsuis trop grosse et pas assez souple, et ensuite, peut être que la cousine de Kostadinov elle voudra y accéder)(comment ça je suis lourde avec ce joueur ?), alors je récupère une espèce de cuvette qui traine dans la salle de bain, parfait. Effectivement, ploufffffcchht, parfait. Je vide comme je peux le truc, je nettoie vite fait en le passant sous l'eau froide, je vais voir l'infirmière.

"- Je sais pas si c'est bien normal, j'ai vomi le truc que vous m'avez donné, là ... J'ai essayé de nettoyer comme je pouvais, ça et ça, et puis là ...
- Ah non, c'est pas vrai quand même, [elle prend la cuvette, la remet là où je l'avais trouvée sans la nettoyer mieux], ça, ça sert à faire sa toilette !"

Du coup, après, quand je me suis retrouvée dans l'autre chambre à devoir utiliser une cuvette pareille pour me laver, euh, même si je pouvais pas marcher, lazare revient, j'ai réussi à me traîner pour la rincer à l'eau chaude et au savon. Nonmého.

27/04/2006

Brève de marie thérèse (7)

Je sais pas vous, mais moi, ça y est, j'en ai assez des brèves du standard de la préfecture, en plus j'ai l'impression de les revivre, 50 coups de fils qui se perdent entre deux services pour 1 information même pas fiable, pendant que petitLezard essaie de s'étrangler avec le fil du téléphone ou de m'assommer à coups de hochet en hurlant, gargl, ça me fait du mal de repenser à tout ça.

Mais j'ai rencontré une ou deux marie thérèse à la maternité et tant que j'y suis à me défouler, hein ... J'étais à l'hôpital pour surveiller le coeur du plus beau des bébés au moment où j'ai commencé à accoucher, ça tombe plutôt bien. Sauf que l'infirmière qu'était là elle s'occupait que de femmes qui risquaient pas d'accoucher. (hé, et, et, et j'étais avec la cousine de Kostadinov, ah, tout le monde s'en fiche ? pftt)

"- Euuuh j'ai suuuuuper mal là, vous pouvez pas me donner un truc contre la douleur, s'il vous plait ?
- A part du dolipr*ne, et ça changera rien, non, je peux pas. De toutes façons, là c'est rien, attendez d'avoir des vraies contractions, là, vous aurez mal.
- Je crois bien que c'est des vraies contractions, hein.
- Quand vous en aurez vous verrez. [MAIS JE VOIS LA BRDDDDDLL][j'ai même pas le temps de le lui dire elle s'en va]

[je la rappelle une demie heure plus tard]

- Vraiment vraiment j'ai super mal.
- Ecoutez, si c'était des contractions, elles seraient régulières.
- Justement c'est régulieAAAAAAAAAAAAAAaaaaaaaaaaaaaïe vraiment vous pouvez rien me donner ?
- C'est tout les combiens ?
- Je sais pas, j'ai pas un chronomètre dans la tête, mais souvent quoi, et du sp*sfon, je peux pas, du sp*sfon vous en avez pas ?
- Quand vous en aurez toutes les trois minutes peut être alors que ça sera des vraies contractions. Mais c'est pas en cinq minutes comme ça, faut que ça dure un moment. [mais ça dure depuis des plooooooombes et à mon avis c'est bien toutes les trois minutes !] [mais là encore pas le temps de le lui dire, hop elle est déjà plus là] [comment ça j'ai des réflexes de merde !?]

[je la rappelle encore, je sais pas combien de temps plus tard]

- Sans rire j'ai vraiment vraiment très très super mal, faites quelquechose, appelez quelqu'un, je sais pas, trouvez un truc, s'il vous plait, quoi.
- Pfffrttttt vraiment mais alors ça sera comment quand vous accoucherez ? bon, j'appelle une sage femme, mais vraiment, hein ....

[je sais pas combien de temps plus tard, une sage femme arrive, y a pas l'infirmière]

- oulà ! il habite loin votre mari ? vous avez un téléphone ou bien on le prévient nous même ? vous montez tout de suite en salle de travail là. Tout de suite. J'appelle le brancardier. Il sait où aller votre mari ?

[quand il est arrivé, il a d'abord été dans la chambre d'où je venais de partir, et devinez quoi ? l'infirmière a pas su lui dire où j'étais passée. ]

[m'en fiche j'ai partagé pendant une aprem la chambre de la cousine de Kostadinov]
[oui vous vous en fichez]