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06/09/2006

mais quand même

medium_images.57.jpgmais quand même, je suis bien contente d'être rentrée ... si si ... malgré tout ... là encore, quelques bribes de raisons qui font que c'est pas si mal, ici !

être chez moi (retrouver les choses exactement là où je les ai posées - retrouver les pièces aussi propres (ou aussi sales !) que je les ai laissées - retrouver ce que j'ai acheté à peu près intact dans le frigo et pas éparpillé dans le jardin - et ainsi de suite)(aaah la -pas toujours très- belle famille !)

être avec mon fils (pouvoir le regarder jouer - pouvoir le laisser s'endormir tranquille - ne pas craindre qu'il soit réveillé, parce que les autres petits veulent jouer avec "le bébé", parce qu'une vague tante passe dans le coin et veut le soulever, parce que c'est maintenant qu'il faut passer le balai dans la chambre, parce que c'est l'heure des infos à la télé et qu'il faut les mettre à fond - pouvoir passer 10 minutes d'affilé sans entendre "att boussa" [donne un bisou] - le voir reposé, tranquille, confiant, enfin)(aaah oui, les enfants rois ... parlez moi plutôt des enfants jouets !)

pouvoir être un peu seule, avoir le temps de lire, de rêver (personne pour trouver ça bizarre, les mamans : non mais reste pas seule, vient plutôt nous regarder trier les trucs pour la chorba de dans 3 mois, les tontons : allez viens boire un thé, viens regarder la télé, les petits : hey tu fais quoi, oh on s'est sauvés de chez nous, on veux jouer avec toi, viens faire un foot, laisse moi dessiner, donne moi un stylo, donne moi un chewing gum, il est où ton bébé ?) (aaah mon côté asocial !)

avoir mon chéri pour moi toute seule (pas en train de faire le taxi, le diplomate, le baby sitter, le téléphone public, l'animateur de centre aéré, le cuisinier, le coursier, le banquier, ...)(aah oui la famille ? tout le monde s'appuie sur le même, sans penser qu'il va finir ecrasé sous les charges ...)

manger ce que je veux quand je veux (oui des fois, la salsa, j'en veux pas, des fois, la même salade à tous les repas, ça me saoule, des fois, la viande matin midi et soir, je trouve que c'est exagéré, des fois, les trucs tellement hHHhhhaaarrrrr (piquants, épicés) que tu sais même pas ce que tu manges j'en ai pas envie)(mais bon, ça c'est juste parce que je suis une râleuse)

non mais sinon, c'était parfait. Faut juste que je trouve le moyen d'éliminer mon beauf et sa femme (et leur fille, tant pis, je garde leurs 3 fils) d'ici l'an prochain. Si vous avez une solution ...

05/09/2006

morceaux d'étés

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dans le désordre, et j'en oublie, et comptez pas sur moi pour la poésie, mais voilà des petits morceaux de soleil que je vous ai ramenés - peut être que j'en ajouterai d'autres, si j'ai le temps : 

la plage déserte, juste petitLezard et moi, marcher sur le sable juste là où les vagues s'écrasent, et "je ne parlerai pas je ne penserai rien mais l'amour infini me montera dans l'âme" 

des mille feuilles et des citronnades à en exploser

les yeux qui brûlent à force de soleil

les slata qu'on prépare en rigolant, qu'on mange en regardant les petits qui se sont endormis, le felfel qui me donne envie de mordre la terre entière

la pluie sur la mer, au moins une heure, jamais vu 

le plaisir d'avoir enfin le temps de dessiner petitLezard endormi

des capucins face à la mer au petit matin

le goût du sel sur ma peau, sur celle de mes chéris

le vent tellement chaud qu'on dirait qu'un sèche cheveux vous poursuit

la couleur du soleil sur nos corps

des méchouis sous les oliviers

le bruit du vent dans les palmiers

le couscous de poisson de ma belle mère, qui y ajoute des légumes juste pour moi !

le goût des embruns le matin, l'humidité sur la couverture, après avoir dormi à la belle étoile 

le carrelage froid sous les pieds, le sable brûlant

le désert tout vert, pour une fois !!

les siestes à en oublier où on est, tellement on dort profondément

des couleurs partout, et pourtant, des maisons si blanches

des petits (les notres, les autres, et des inconnus) qui nous collent quoi qu'on fasse, où qu'on aille 

les bulles du bouga, elles picotent plus que celles du coca

le rire de petitLezard

des tajines à la vache qui rit rien que pour moi :]

le soleil qui se lève sur la mer

du thé en pleine nuit, l'odeur du charbon de bois d'olivier

les ocres de la terre, du désert et des montagnes

le sable qui se glisse partout, que j'ai ramené même à Paris

le vent qu'on cherche et qui enrhume pourtant

les étoiles par millier

la chaleur de l'eau, même le matin très tôt

le bruit des pieds nus de petitLezard quand il court sur le carrelage

les poissons qu'on a pêchés nous même, pas le même goût que les autres

des parties de foot pour rire sur le sable

les celtia qu'on compte plus, les soirs quand tout le monde dort, en essayant de pas rigoler trop fort

les cailloux qui font juste un peu mal, sous les pieds nus